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INOP’S raconte 2009/2019 – Quand la France se réinvente en Tech Nation : 4 bonnes raisons d’être optimiste, par Frank Chabert
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[ 04/06/2019 ]

INOP’S raconte 2009/2019 – Quand la France se réinvente en Tech Nation : 4 bonnes raisons d’être optimiste, par Frank Chabert

Depuis toujours, la France aime faire rimer grandeur et ingénieurs.

Du XVIIème, on retient « en même temps » la mesure de Descartes et la démesure de Louis XIV, le gigantisme parfaitement ordonné de Versailles et la puissance de la pensée cartésienne. Ce siècle de rayonnement des arts et des sciences mute au XVIIème vers l’esprit des Lumières qui éclaire les consciences de Washington à Saint Petersbourg. Au XIXème, ce sont les ingénieurs qui réinventent la beauté de Paris en faisant de l’acier le matériau des rêves XXL et de la légèreté. Au XXème siècle, avec De Gaulle et Pompidou, place aux grands projets industriels, du Concorde au TGV, de superphénix aux supercalculateurs Bull, des grands chantiers d’infrastructures à Airbus.

En ce début de XXIème siècle, les talents mathématiciens français s’exportent très bien dans la Silicon Valley pour inventer les algorithmes qui changent nos vies. Cédric Villani est en passe de devenir l’icône d’une France mathématique qui se projette en championne du monde de l‘IA, sachant conjuguer progrès technologique et exigence éthique.

Notre vision du progrès change. Le mot tech devient un mot-valise qui qualifie tout ce qui est innovant en faisant appel au numérique.

Dans ce contexte, tout pays qui veut compter sur la scène économique doit être une Tech Nation : la Tech Nation comme objectif ultime ou comme nouvelle frontière de la Start-up Nation. Toute une économie tirée par l'innovation, qu'elle soit produite par le secteur public, le secteur privé ou le monde coopératif ou associtaif. De même, toute entreprise qui veut survivre aux GAFA doit muter en Tech Company : une entreprise qui met le numérique au cœur de sa stratégie de croissance.

Partout dans le monde, la tech est aujourd’hui ce qui attire la lumière, l’argent, les talents. La France suit le mouvement, et elle a des atouts.

Pour notre vieux pays qui doit retenir ses jeunes ingénieurs, il s’agit donc de s’adapter à cette nouvelle culture et de favoriser l’émergence de nouveaux « champions technologiques ».

Raison d'y croire n°1 : la tech envahit les écoles pour former une armée de talents du numérique

Au-delà de l’emblématique Ecole 42, on assiste à un foisonnement de nouvelles écoles spécialisées sur les nouveaux métiers du digital. Les formations spécialisées de quelques mois à deux ans se multiplient. Plus de 400 de ces formations ont obtenu le label de « Grande Ecole du Numérique », une initiative lancée en 2015 par le gouvernement. Les écoles d'ingénieurs traditionnelles créent des bachelors et des formations postbac en trois ans dédiés aux nouveaux défis du numérique. Les passerelles se développent entre les écoles de gestion, les écoles de design comme le Strate College, les écoles d’art et les écoles d’ingénieurs. On voit même des étudiantes d'HEC se former à Agro Paristech pour se lancer dans la foodtech (petite dédicace à ma fille Olympe). Bref, ça bouge !

Raison d'y croire n°2 : les sources de financement se structurent.

En dix ans, la France est devenue une terre d’investissement grâce à la mobilisation de l’ensemble de l’écosystème.

A commencer par Bpifrance : depuis son lancement en 2012, la banque a toujours été du côté des entrepreneurs de la tech en sachant « flécher » vers eux une partie des fonds publics et notamment du Programme d’Investissements d’Avenir.

Autre moteur de la croissance depuis plus de dix ans : les entrepreneurs qui ont réussi dans la tech réinvestissent dans la tech. Les serial-entrepreneurs sont aussi des serial-investisseurs.

Enfin, les acteurs français du capital-risque sont de plus en plus présents. En 2017, pour la première fois, les sociétés françaises de venture capital ont levé davantage que leurs homologues britanniques. En 2018, nouveau record. Les startups françaises du numérique ont levé 3,3 milliards d'euros à travers 616 tours de table, soit une augmentation de 37% (450 en 2017). Et sur les quatre premiers mois de 2019, encore + 72% d'augmentation avec 1,43 milliards d'euros de levés.

Raison d'y croire n°3 : une « Tech Pride » émerge. Cocorico !

Le lancement de la marque French Tech en 2014 a réussi à faire converger les intérêts des métropoles et collectivités locales avec ceux des startups. Elle a donné une vraie visibilité internationale à de nombreuses pépites tricolores. Au CES (Consumer Electronic Show) de Las Vegas, la French Tech brille en nombre et bat chaque année ses propres records. En 2019, avec 57 entreprises françaises primées au CES Innovation Awards et 2 entreprises lauréates du Best of Innovation Award 2019 (Beelife et Snips), le label French Tech s’impose comme un véritable label d’innovation reconnu mondialement. A Paris, la réussite du salon Vivatech et la qualité des speakers témoigne également de cette visibilité internationale.

Raison d'y croire n°4 : la nouvelle culture tech des ESN, les ex. SSII.

Cette nouvelle culture tech qui croise compétences informatiques, agilité et esprit d’innovation, infuse en réalité l’ensemble de l’économie et contribue directement à la croissance des grands groupes.

Ce qui nous frappe au sein du réseau INOP’S (plus de 700 PME du numérique et 30 000 experts indépendants), c’est la dynamique de nos PME pure players qui ont fréquemment des croissances de 30 ou 50% par an. Quand on les fait rentrer chez nos clients Axa, RATP, Société Générale, La Poste... ces «fast growing companies », elles participent directement à la révolution culturelle de ces organisations. Ces tech companies apportent bien plus que de l’expertise tech : elles diffusent l’esprit start-up, les valeurs de curiosité, d’écoute, d’ouverture, de partage et d’échange au sein d’équipes multi-disciplinaires.

Envie de se replonger un peu plus dans toutes les disruptions qui ont façonné ces dix dernières années... et de se projeter en 2029 ?

Je vous invite à lire « Le Big Bang de l’entreprise étendue, ou comment les grandes organisations ont accéléré leur transformation grâce aux startups, aux pure players et aux hyper-experts indépendants du numérique » .

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