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2009-2019 : la révolution Freelance dans le numérique. Les 3 raisons qui poussent la génération Y à sauter le pas. Par Céline Leterme, d’INOP’S
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[ 18/06/2019 ]

2009-2019 : la révolution Freelance dans le numérique. Les 3 raisons qui poussent la génération Y à sauter le pas. Par Céline Leterme, d’INOP’S

La croissance du freelancing est un mouvement de fond dans les métiers du numérique.

C’est une vague qui s’amplifie chaque année et qui touche aujourd’hui toutes les expertises.

Si le freelancing a toujours été au cœur du fonctionnement de l’ensemble des industries liées à la création (média, cinéma, musique, événementiel, publicité, design édition, design graphique… ), dans le secteur de l’IT, il a longtemps été plus excentré et réservé à certaines expertises très techniques. A l’exception des consultants, le freelance était majoritairement utilisé comme une compétence en débordement. Les développeurs, chefs de projets et autres profils tech lui préféraient le statut plus sécurisant de salarié dans des ESN qui les plaçaient pourtant en régie comme elles pouvaient le faire avec des ressources externes.

Qu’est-ce qui a changé en dix ans ? Pourquoi les meilleurs experts du numérique choisissent-il aujourd’hui souvent le freelancing ?

Trois raisons peuvent contribuer à expliquer ce phénomène.

Le marché a changé. En dix ans, il s’est tendu. Dans un marché de pénurie hyper porteur, les experts indépendants sont sûrs de trouver des missions en étant mieux payés qu’un salarié. Une meilleure rémunération, le choix des missions, la liberté de gérer son temps libre… Difficile de ne pas y voir que des avantages.

La génération Y n’a plus le culte de l’entreprise. Le CDI n’est plus un Graal et le confort du salariat dans une grande organisation ne fait plus rêver. Il peut virer au cauchemar du bullshit job où l’humain est broyé dans une machine à produire du process répétitif et quasi mécanique. Travailler dans une start-up ou monter sa start-up : l’entrepreneur qui met son énergie à développer des solutions innovantes est la nouvelle incarnation d’une vie qui a un sens. Participer directement à la construction d’un monde plus éthique, plus fraternel et plus écologique, voilà ce qui motive les millenials. Dans les métiers du numérique, la nouvelle génération choisit la « jeunesse » des startups positionnées sur les nouveaux métiers plutôt que la « carte de visite » de la très grandes ESN dirigée par des quinquas… avant parfois de franchir le pas et de devenir freelance. C’est ce qui construit la dynamique du réseau INOP’S, réunissant plus de 750 pure-players et une communauté de 30 000 freelances avec une moyenne d’âge de 29 ans.

Et il y a une raison plus profonde : l’indépendance correspond aujourd’hui à un mode de vie qui permet de réunir toutes ses aspirations.

Le freelance est de moins en moins solitaire. Au contraire, il peut choisir son nouveau cadre social. Choisir de travailler dans des espaces de co-working qui proposent de nouveaux modes de partage de compétences, ou choisir de travailler dans une grande entreprise, mais sans être « subordonné ». Choisir de mener de front une activité de consultant et en parallèle se lancer dans un projet entrepreneurial. Etre indépendant, c’est souvent choisir de rester ouvert et connecté à tout ce qui bouge.

Qu’est-ce qui pourrait accélérer cette mutation ? Le rapprochement inéluctable des statuts.

La différence de droits et de statuts entre salariés et indépendants reste un frein important même si elle tend à s’estomper. Aux yeux d’un banquier, mieux vaut un CDI qu’un statut de micro-entrepreneur pour emprunter sur vingt ans quelques soient ses revenus. Le choix du portage salarial dans le cadre de missions longues permet aux indépendants d’accéder aux mêmes droits sociaux que les salariés mais il ne résout pas tous les problèmes. La volonté du gouvernement de permettre aux micro-entrepreneurs et aux professions libérales d’accéder à de nouveaux droits s’inscrit dans une évolution inéluctable. Tandis que le sens de l’histoire va dans le sens de la croissance de l’emploi non salarié, la solidarité nationale « à taux plein » sera de moins en moins réservée aux salariés à plein temps. Entre les statuts de salarié et de non-salarié, à quand un statut intermédiaire reconnaissant le droit à être un « slasheur » ?

 

Pour en savoir plus sur la dynamique de ce nouvel écosystème brassant les startups et les freelances, je vous invite à lire « Le Big Bang de l’entreprise étendue, ou comment les grandes organisations ont accéléré leur transformation grâce aux startups, aux pure players et aux hyper-experts indépendants du numérique ».

Céline Leterme

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