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2009-2019. La mue des DSI confrontés à quatre révolutions Tech : de la menace d’être un frein à l’opportunité d’être au coeur de la transformation. Par Olivier Memoune, d’INOP’S
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[ 16/07/2019 ]

2009-2019. La mue des DSI confrontés à quatre révolutions Tech : de la menace d’être un frein à l’opportunité d’être au coeur de la transformation. Par Olivier Memoune, d’INOP’S

Pendant longtemps, l’informatique a été le pré-carré des DSI avec une mission simple : construire et faire fonctionner le SI de l’entreprise. Les équipes IT remplissaient leur fonction support sans réellement s’impliquer dans les enjeux business. Ils étaient au mieux des problems solvers, au pire des responsables d’outils informatiques difficiles à utiliser obligeant à respecter des règles trop contraignantes.

Au mitan des années 2000, quatre révolutions ont obligé les DSI à radicalement changer de positionnement au sein de l’entreprise.

Quatre révolutions qui pouvaient être vues comme des menaces sur leur périmètre d’intervention alors qu’apparaissaient de nouveaux postes de chief transformation officer, de chief digital officer, de directeur de l’innovation… mais que la plupart des DSI ont su transformer en opportunité. L’opportunité de remettre la DSI au cœur des enjeux de business, d’innovation et de transformation de l’organisation.

La révolution du mobile, avec l’apparition de l’iPhone puis des tablettes, a de facto mis entre les mains de l’ensemble des salariés de l’entreprise ou des agents du service public des outils informatiques incroyablement simples d’utilisation.

Pour les DSI, cette révolution de la mobilité est un défi aux multiples facettes.

  • Les salariés utilisent leurs smartphones et tablettes personnels pour un usage professionnel. Cet état de fait du « Bring/Use Your Own Device » auquel les entreprises doivent s’adapter a été et reste un défi en termes de sécurisation du SI et des data échangées via les devices personnels. De facto, le SI corporate dont ils ont la charge doit cohabiter avec le SI « personnel » de chaque utilisateur.
  • L’usage de devices mobiles s’inscrit dans une évolution plus large de l’organisation du travail avec l’émergence du travail collaboratif et de la digital workplace : un nouvel environnement par nature évolutif et sans frontière que les DSI doivent organiser.
  • Les managers de BU se doivent d’innover sur ce nouveau canal de business et de communication. Ils ont besoin d’être accompagnés par des profils tech qui sont à leur écoute, qui comprennent les enjeux clients et qui savent travailler en team.
  • Les clients communiquent désormais avec l’entreprise via les réseaux sociaux, les sites de vente en ligne… Le département SAV est joignable sur Twitter : la DSI en lien avec les équipes marketing doit intégrer cette démultiplication des canaux de communication et cette exigence des clients qui demandent des réponses ATAWAD (anytime, anywhere, anydevice). De la mise en place de bots à l’implémentation d’un CRM intégrant la stratégie omnicanal, la DSI a dû gérer cette nouvelle donne d’un client « augmenté » par son smartphone.

La révolution cloud : du Saas aux applications cloud-native

Le cloud a permis à toutes les entreprises d’accéder plus simplement et à moindre coût à des infrastructures. Le développement du SaaS a imposé la domination d’Office 365 et de Gmail et a redéfini les fonctions de la DSI.

L’existence même des infrastructures dans le cloud a entraîné de nouvelles façons d’architecturer les applications. Aujourd’hui, on conçoit les applications cloud-ready, serverless et cloud-native. Et le passage de la virtualisation à la conteneurisation avec Docker a permis de gérer la démultiplication des infrastructures. En sachant tirer le meilleur parti de la révolution cloud, les DSI ont appris à piloter une infrastructure qui évolue au même rythme que la nécessaire transformation de l’entreprise et cela dans un cadre budgétaire maîtrisé moins gourmand en investissements.

La révolution devops : l’accélération du temps

L’agilité est née au siècle dernier… mais la révolution devops s’est réellement déployée ces dernières années. L’objectif stratégique reste le même : accélérer le cycle du time-to-market. Les silos entre les études et l’exploitation / production tendent à disparaître. Ce qui a changé, ce sont les outils d’automatisation de la construction et de la configuration des applications : nous sommes passés de l’ère de l’automatisation dans le domaine du développement à celui des infrastructures. Pour les DSI, la révolution devops a été et reste un défi en termes d’organisation et de management des ressources, avec l’émergence de nouveaux métiers et la transformation des métiers d’administration traditionnels. Le temps de la tech doit s’aligner sur celui du business.

La révolution de la data, le nouvel « or noir » des entreprises

Le passage de la BI au big data est plus qu’un changement d’échelle, c’est un changement de philosophie. Avec le big data, tout peut être de la donnée, tout mérite d’être tracé, stocké, analysé. Cette quête de la data et cette nécessité de la transformer en outil décisionnel ont obligé tous les métiers à se réinventer : marketing, commerce, production, logistique, comptabilité… Dans cette nouvelle « data-driven company », la vision de la DSI est donc clé. Optimiser la collecte des données tout en respectant le RGPD, désilotter la data, gérer l’IoT, construire les outils décisionnels, réinventer les process de production notamment grâce au RPA, traiter chaque client de manière individuelle : la DSI doit intégrer la data au cœur de la stratégie de transformation de l’entreprise.

Face à ces nouvelles missions, la DSI a dû relever un triple défi : réinventer son rôle et sa place au sein de l’organisation, faire évoluer son image interne et s’entourer de nouveaux partenaires.

Ce dernier point est fondamental : pour devenir le « producteur » de la transformation numérique de l’entreprise, la DSI doit construire un nouvel écosystème d’expertise. Travailler avec des startups, des PME pure players ou des freelances est devenu un impératif. C’est ce qui explique le succès d’INOP’S auprès des DSI : pouvoir mobiliser un réseau qui compte aujourd’hui plus de 70 000 experts et qui couvre plus de 160 domaines de compétences. INOP’S offre aux DSI une solution d’expertise à la fois qualitative et quantitative qui répond aux contraintes contractuelles des directions achats et au besoin d’agilité des directions métiers.

Pour en savoir plus sur le fonctionnement de cet écosystème brassant les grands et les petits acteurs, je vous invite à lire « Le Big Bang de l’entreprise étendue, ou comment les grandes organisations ont accéléré leur transformation grâce aux startups, aux pure players et aux hyperexperts indépendants du numérique ».

Olivier Memoune, Directeur Commercial Secteur Privé INOP'S

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