« Le marché de la prestation intellectuelle devient opaque et manque de réactivité... »
Les très Grands Comptes français ont souhaité, depuis plusieurs années, industrialiser leurs achats de prestations intellectuelles en informatique, avec comme double avantage pour eux de :
Cette dynamique visait l’atteinte d’un équilibre : acheter la bonne compétence au prix le plus juste avec la plus grande réactivité possible. Aujourd’hui, le point de rupture semble atteint, la réduction des prix se fait souvent au détriment de la compétence, plaçant les Grands Comptes dans une situation difficile pour satisfaire correctement les demandes des opérations.
Par ailleurs, le marché d’expertise et de niche s’est concentré vers les PME innovantes et spécialisées, privant de fait les Grands Comptes de cette expertise plus difficile à identifier chez les fournisseurs potentiels.
Les grandes SSII n’ayant pas systématiquement les compétences disponibles dans des domaines à très forte valeur ajoutée, elles
font massivement appel à la sous-traitance ou au portage de société de « niche », le marché est ainsi devenu très opaque
avec une accumulation importante de marges et de responsabilités client/fournisseur.
Les directions des Achats Grands Comptes déplorent le manque de transparence de leurs prestataires et perdent peu à peu
leur rôle de prescripteurs de fournisseurs spécialisés pour les clients internes.
Le marché de la prestation intellectuelle devient opaque et manque de réactivité et de pertinence dans les réponses aux appels d’offre des grandes entreprises françaises.